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Location
vacances, mode d'emploi
La location d'un appartement, d'une villa
le temps de vos vacances n'a certes pas la même importance
que l'achat ou la location d'une résidence principale.
Il n'empêche que la réussite de votre séjour
en dépend. Quelques précautions s'imposent
donc !
Lexique de la
location vacances
A
ACOMPTE :
Lorsque
la somme versée au moment de la réservation
est qualifiée d' "acompte",
les deux parties s'engagent fermement et définitivement.
L'accord de location ne peut être rompu que sous
certaines conditions. Lorsque le locataire ne donne
pas suite à la location (cas le plus courant),
le propriétaire est en droit
d'exiger le versement de la totalité du prix
de location. En revanche, lorsque l'annulation émane
du propriétaire,
celui-ci peut non seulement demander le remboursement
de la somme versée, mais exiger aussi des
dommages-intérêts
pour le préjudice subi. Le montant de l'acompte
est librement fixé lorsque la location s'effectue
entre particuliers mais limité à 25 %
(dépôt de garantie compris) lorsqu'elle
est réalisée par l'intermédiaire
d'un professionnel (agent immobilier...).
ARRHES :
Lorsque
la somme versée au moment de la réservation est qualifiée "d'arrhes",
les deux parties (propriétaire ou mandataire et locataire)
peuvent annuler la réservation, le locataire en abandonnant
les arrhes, le propriétaire en restituant le double de la
somme versée au titre des arrhes. Par l'intermédiaire d'un
professionnel, d'un agent immobilier par exemple, les arrhes
ne peuvent excéder 25 % du prix de location (y compris
le versement du dépôt de garantie). Entre particuliers,
ce versement est fixé librement mais il est conseillé de
s'en tenir à la règle des 25 % qui prévaut
pour les professionnels.
ASSURANCE :
Le
propriétaire
du logement peut demander au locataire de fournir une photocopie
ou une attestation d'assurance pour vérifier qu'il est bien
couvert contre les risques locatifs (incendie, dégâts des
eaux, etc.)., soit par une extension "villégiature" de sa
police d'assurance au titre de l'habitation principale,
soit par un contrat spécifique limité au séjour dans la
location. Il est donc important de vérifier l'étendue de
cette garantie par rapport à la valeur des
meubles et effets mobiliers contenus dans le logement.
Cette estimation peut parfaitement figurer dans
le contrat.
C
CHARGES :
Les charges
ne sont pas toujours comprises dans le prix de location
annoncé. Elles sont calculées soit forfaitairement à l'avance,
soit selon les consommations réelles d'eau, d'électricité,
de gaz et de téléphone du locataire. Dans ce dernier cas,
il faut impérativement faire relever les compteurs lors
de l'état des lieux d'entrée et de
sortie.
COMMISSION D'AGENCE :
Lorsque la location est conclue par l'intermédiaire
d'une agence immobilière, celle-ci reçoit une commission
qui peut être comprise dans le prix de logement. Si ce n'est
pas le cas, la commission doit être précisée dans le contrat,
d'autant que son montant n'est plus réglementé depuis quelques
années.
Rappelons qu'une agence immobilière doit être titulaire
de la carte professionnelle de gestion immobilière délivrée
par la préfecture. Elle doit également adhérer à une caisse
de garantie et avoir reçu mandat écrit du propriétaire
d'agir en son nom. Ces informations doivent figurer
sur l'engagement de location.
CONTRAT DE LOCATION :
Document
signé en deux exemplaires concrétisant la location. Il peut
résulter d'un simple échange de correspondance ou se présenter
sous la forme d'un document établi en deux exemplaires,
signés à la fois du propriétaire et du locataire, chacun
conservant un exemplaire du contrat. L'engagement de location
doit comporter un certain nombre d'informations. Il doit
indiquer l'adresse précise, le type de logement (appartement
ou maison), le nombre de pièces et la surface habitable.
Il doit énumérer les parties et les équipements dont le
locataire à la jouissance exclusive (terrasse, garage...)
ou dont il bénéficie au même titre que les autres résidants
de l'immeuble (ascenseur, interphone, espaces verts,
cour...).
La durée de la location doit également être déterminée de
façon précise avec les dates de début et de fin de location.
Les heures d'arrivée et de départ sont généralement indiquées.
Le montant du loyer et ses modalités de paiement doivent
bien entendu figurer au contrat ainsi que les dépenses annexes.
Les charges, sauf si elles sont comprises dans le prix du
loyer, peuvent être calculées soit forfaitairement à l'avance,
soit selon les consommations réelles d'eau, d'électricité,
etc. Dans ce cas, la régularisation intervient à la fin
du séjour ou quelques semaines plus tard.
Le contrat doit également préciser le montant du dépôt de
garantie, le mode et le détail de sa restitution. Il doit
aussi contenir l'état descriptif des lieux.
D
DEPOT DE GARANTIE :
Somme
versée à l'arrivée sur les lieux permettant au propriétaire
de se prémunir en cas de dégradations faites par le locataire.
Ce dépôt dont le montant est librement fixé varie entre
15 et 20 % du prix de la location selon les prestations
offertes (télévision, chaîne hi-fi...). Il est remboursable
en fin de location, déduction faite des éventuelles dégradations
constatées.
A noter que le dépôt de garantie ne peut être considéré comme
paiement d'une partie du prix de location.
DESCRIPTIF DES LIEUX :
Il
s'agit d'un document décrivant les lieux loués,
leur situation dans la localité, les conditions
de location. Il doit être fourni par le propriétaire
avant la signature du contrat de location. Le décret
du 16 mai 1967 précise
d'ailleurs que "toute location saisonnière
en meublé doit,
préalablement à la conclusion du contrat,
faire l'objet de la remise au locataire d'un descriptif
des lieux loués
mentionnant le prix de la location et, le cas échéant,
le montant de la commission".
L'état descriptif doit être établi en deux exemplaires (un
pour le propriétaire ou son représentant, l'autre pour le
locataire) et signé par les deux parties. Si les informations
fournies par le propriétaire ne sont pas suffisantes, le
locataire peut exiger des renseignements complémentaires.
D'ailleurs, pour la location entre particuliers, il est
recommandé de s'inspirer du modèle de descriptif que nous
reproduisons dans le but de faciliter la tâche du futur
locataire. L'état descriptif écrit et signé engage la responsabilité
du propriétaire sur les caractéristiques de son offre. Les
informations qui y sont portées doivent dont être exactes
car, dans le cas contraire, le propriétaire s'expose à
des sanctions et notamment au paiement d'une amende.
E
ETAT DES LIEUX :
L'état
des lieux s'effectue en présence du propriétaire ou de son
représentant. Il s'agit d'un document signé conjointement
par le propriétaire et par le locataire. Ce document doit
indiquer, outre l'adresse du logement et les coordonnées
des deux parties, la date d'entrée et celle de sortie. Ensuite,
doivent être notés, par exemple sous forme de tableau, pour
chaque pièce, l'état des éléments qui la composent :
revêtement de sol, muraux, plomberie, sanitaires, électricité,
prises d'antennes, équipements et rangements, portes et
fenêtres... Il faut préciser si les éléments sont neufs,
en bon état, en état d'usage... Les relevés de compteurs
de gaz, d'électricité, d'eau, doivent également être notés.
N'hésitez pas à préciser les dégradations déjà existantes
(meubles abîmés, moquette tachée...) ainsi que les objets
manquants par rapport à l'inventaire (même la vaisselle !).
De façon contradictoire, le même document doit être établi
lorsque le locataire quitte le logement.
G
GITES RURAUX ET CHAMBRES D'HOTE
:
Les Gîtes ruraux sont des locations de maison
ou d'appartement à la saison, au mois, à la semaine ou même
au week-end tandis que les chambres d'hôte se décomptent
sur la base de nuitées généralement avec petit déjeuner.
Les gîtes ruraux et chambres d'hôte sont contrôlés par la
Fédération Nationale des Gîtes de France et classés selon
leur niveau de confort : de 1 à 4 épis (1 épi :
confortable, 2 épis : bon confort, 3 épis : très
bon confort, 4 épis : demeure de caractère et environnement
de caractère).
I
INVENTAIRE :
C'est
un document qui détaille de façon très
complète le mobilier
mis à disposition dans le logement. Ce document
est souvent
établi et annexé à l'état descriptif
ou au contrat. Il est très utile lorsque le locataire
arrive sur les lieux. Il permet de vérifier que
les éléments notés correspondent
bien à la réalité.
L
LOCATION SAISONNIERE :
On
appelle location saisonnière, les locations meublées de
villas ou d'appartements, consenties à l'occasion des vacances
pour une durée déterminée, exprimée le plus souvent à la
semaine ou au mois, mais ne dépassant pas la saison. De
par son caractère saisonnier, ce type de location ne peut
être régi par les règles de la loi du 6 juillet 1989 relative
aux rapports locatifs. Ce sont donc les dispositions du
Code civil qui s'appliquent. A cette réglementation, s'ajoutent
certaines exigences variant selon que le logement a fait
ou non l'objet d'un classement (meublé de tourisme) et selon
que le loueur saisonnier est ou non considéré comme
un professionnel.
LOCATION EN MEUBLE :
Un logement est considéré comme meublé lorsqu'il comporte
le mobilier suffisant à la vie quotidienne. Il faut qu'il
comprenne non seulement du mobilier (lit, armoire, table,
chaises...) mais aussi des meubles de cuisine (plaques chauffantes,
réfrigérateur, meubles de rangement...).
LOCAUX NON CLASSES :
Il
s'agit de locaux loués généralement par des particuliers
ne désirant pas se plier aux exigences de l'arrêté du 8
janvier 1993 modifiant l'arrêté du 28 décembre 1976. Ces
locaux peuvent ne pas répondre aux normes de confort des
locaux classés "meublés de tourisme". Le propriétaire n'est
pas tenu de louer à l'unité semaine et échappe à la plupart
des contraintes prévues dans les autres cas. C'est le règne
de la liberté avec ses avantages et ses inconvénients.
LOUEUR EN MEUBLE NON PROFESSIONNEL
:
Personne donnant en location des locaux
meublés.
Il peut s'agir de propriétaires non inscrits au Registre
du commerce en qualité de loueurs en meublés professionnels.
Il peut aussi s'agir de bailleurs inscrits au Registre du
commerce mais retirant de cette activité moins de 150 000 F
de recettes annuelles ou moins de 50 % de
leur revenu global.
LOUEUR EN MEUBLE PROFESSIONNEL
:
Propriétaire louant plusieurs logements meublés
avec ou sans services et réalisant plus de 150 000 F
de recette annuelle ou retirant de cette activité au moins
50 % de ses revenus. Est considéré comme loueur professionnel
en meublé toute personne qui loue ou sous-loue, pendant
plus de trois mois par an, au moins deux logements meublés
autre que son habitation principale. Les loueurs en meublé
professionnel doivent être inscrits au Registre du commerce
et des sociétés ou assujettis à la taxe professionnelle
en tant que commerçant.
LOYER :
Il ne s'agit
pas véritablement d'un loyer mais plutôt d'un prix généralement
fixé par le propriétaire en fonction de l'offre et de la
demande. Le prix des locations saisonnières n'étant pas
réglementé, il est toujours possible de négocier ce montant
qui peut varier considérablement d'une station à l'autre
et selon la période souhaitée.
M
MEUBLE DE TOURISME :
Les
meublés de tourisme sont régis par l'arrêté du 28 décembre
1976, modifiée le 8 janvier 1993. Ce sont des logements
"à l'usage exclusif du locataire, offerts en location à
une clientèle de passage qui y effectue un séjour caractérisé
par une location à la journée, à la semaine ou au mois,
et qui n'y élit pas domicile". Ils sont classés en cinq
catégories, correspondant à 1, 2, 3, 4 et 5 étoiles, selon
le niveau de confort du logement. Tout loueur en meublé,
s'il veut obtenir le classement, doit remplir un état descriptif
de son logement et le transmettre à la mairie de la commune
dont dépend le meublé, en précisant la catégorie de classement
qu'il demande. Il lui est délivré un numéro d'identification,
puis la préfecture effectue le classement et envoie l'arrêté
de classement à la mairie qui en informe ensuite le propriétaire.
Ce statut de loueur en meublé de tourisme contraint le propriétaire
à respecter les normes de confort prévues dans la catégorie
de classement de son logement.
R
RESERVATION :
Etape
par laquelle le locataire verse des arrhes ou un
acompte. Si la location est réalisée directement avec un propriétaire,
la somme à verser au titre de la réservation peut être fixée
librement entre les parties. Cette somme n'excède généralement
pas 25 % du prix de la location mais il n'existe pas
de règle. En revanche, si la location est conclue par l'intermédiaire
d'un professionnel (agent immobilier, administrateur de
biens), le versement ne peut ni être exigé plus de six mois
avant le début de location, ni excéder le quart du montant
du loyer lorsqu'il intervient avant l'entrée dans les lieux.
Le solde est payable contre remise des clés.
T
TAXE DE SEJOUR :
Cette
taxe perçue par la commune, est destinée à aider les municipalités
à investir dans les équipements collectifs
et s'applique en toute saison.
Elle s'élève entre 1 et 7 F par jour et par personne
mais des réductions peuvent être accordées
dans certains cas en fonction de la composition
de la famille.
TOP
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